Objectif CHINE : s’établir en Chine

Objectif Chine: entre fièvres et vaccins. Le cas MERIAL

Thématiques abordées

  • groupe international
  • produits vétérinaires
  • Chine
  • Agréments/autorisations
  • fusions/rachats
  • négociations/accords
  • gestion de l’incertitude
  • normes et agréments
  • rapports à l’administration
  • gérer une JV
  • croissance externe
  • affrontements interculturels
  • questions de droit
  • relations de travail
  • rapport au temps
  • interprétations juridiques

Un DVD en langue française, sous-titré en anglais

Objectif Chine: entre fièvres et vaccins
Le cas MERIAL

S’implanter en Chine, ou comment apprendre à jouer des incertitudes

Au cœur de la Chine, au travers d’une étude de cas qui nous mène de Shanghai à Nanjin, le choc des univers industriels et culturels.

Ce DVD raconte l’implantation en Chine de l’entreprise MERIAL (ex Rhône-Mérieux), une aventure pleine d’aléas, l’histoire d’une suite de rebondissements et de chassés-croisés entre la norme, la loi et les possibles…

Tout commence par un premier blocage apparemment irrémédiable pour MERIAL : l’interdiction pour une entreprise extérieure de posséder majoritairement une JV dans le domaine de la pharmacie en Chine. Mais, par le jeu des concentrations, Merial voit tomber dans son escarcelle et de façon inattendue une établissement en JV établi en Chine.
Alors gagné ? Non, car il faut alors obtenir de nouveaux agréments du Ministère de l’agriculture chinois, et ce pour tous les produits ! Perdu ?
Non, pas vraiment car il y a justement une firme chinoise qui n’attend que l’aide d’une entreprise étrangère pour rénover ses techniques.
Tout va bien, alors ? Oui…, jusqu’à ce que surgissent dans cette nouvelle JV des problèmes d’interprétation des normes qui compromettent de nouveau tout le processus…

Un tourbillon d’événements qui dessinent, au milieu même de toutes ces tribulations, le cadre d’un système de collaboration où se trouvent indissolublement mêlés l’économique, le technique et le politique dans un face à face de systèmes d’action chaque fois redéfinis.

1. L’intérêt documentaire du DVD pour la formation

Permettre aux professionnels qui vont à l’international d’approcher certaines des questions qui se posent au quotidien, que ce soit dans un cadre de négociation ou de production ; le cas échéant, les aider à prendre du recul avec leur propre pratique à l’international…

Offrir aux étudiants un outil de découverte, des points de vue vivants, réalistes et multiculturels de la vie d’une entreprise française en Chine…

2. L’intérêt de partir d’une étude de cas filmée

  • … voir quelle énergie une entreprise doit développer pour entrer dans un terrain fermé (les laboratoires en Chine), inventer des solutions, obtenir des autorisations, négocier à tous les niveaux, pour finalement réussir une implantation en Chine.
  •  … comprendre l’importance de l’esprit d’entreprise dans les collaborations, dans les accords…
  • … voir une entreprise française installée en Chine se développer au quotidien, entre les demandes chinoises et les représentations françaises…
  •  … approcher, concrètement, la pratique des agréments en Chine…
  •  … observer l’interculturel dans les rapports internes et externes de l’entreprise

3. Le Matériau d’observation

Le Film Objectif Chine. Entre fièvres et vaccins. Le cas MERIAL, (60’)

1. L’implantation
1.1. Des premiers contacts à l’installation
1.2. La JV de Nanchang
1.3. Les JV de Nanjing et Beijing
1.4. Gérer une JV

2. Le développement
2.1. L’agrément GMP (Good Manufacturing Practices)
2.2. Un nouveau chantier
2.3. Jouer des interfaces

3. Affrontements et quiproquos
3.1. Désaccords dans la JV
3.2. Au travail, frictions et incompréhensions

4. « Apprendre la Chine »

Bonus (35′)

1 entretien supplémentaire à Merial-Singapour avec :

  • Monty LEE
    Directeur de Merial Chine
  • Anne-Lise SAINT GERAND
    Responsable du développement produits à Merial Chine

4. Les outils de navigation dans le matériau filmé

Il est possible de travailler chacun des cas

  • en visionnant chaque film dans son entier
  • ou en le visionnant chapitre par chapitre
  • ou en s’aidant d’un index thématique portant sur l’ensemble du matériau film/bonus

Par chapitres

ou sous-chapitres

  1. Acteurs
  2. Agréments et vaccins (agréments, GMP)
  3. Chantier 
  4. Contexte chinois (structures et marchés, MINAGRI)
  5. Histoire
  6. Incertitudes
  7. Interculturalité (gérer le relationnel, la « face » chinoise, normes et pratiques de la norme, négocier, quiproquos, rapport au temps, se comprendre, se présenter, synergies, « traduire », travailler ensemble
  8. JV (désaccords, gérer une JV, JV Nanchang (vaccins inertes), JV Nanjing (vaccins vivants), JV Beijing (Pékin) (œufs SPF), privatisation)
  9. Labos, bureaux et extérieurs
  10. Réunions

5. Quatre pistes de travail : l’analyse du sociologue

Ce DVD vise à présenter aux entreprises ou aux universités (gestionnaires, économistes et sociologues) une étude de cas suivie permettant de réfléchir très concrètement sur les voies et les chemins qui conduisent aujourd’hui à l’international, dans un monde se mondialisant.

Le cœur de MERIAL CHINE est constitué par un film d’observation et de recherche, enrichi d’un bonus réalisé 18 mois après avec les principaux protagonistes de l’opération. Cet entretien dernier permet de faire le point sur la situation tout en esquissant un bilan sur les problèmes d’interculturalité. Quatre points principaux ressortent de cet échange :

1. La première conclusion est l’absolue nécessité d’apprendre à gérer l’incertitude.
La situation décrite (et que vous découvrirez dans le film) est pleine d’enseignements pour nos entreprises. S’implanter en Chine suppose d’être particulièrement flexible : – bien évidemment pour s’adapter à la situation, mais aussi (et surtout) parce que ce contexte reste toujours aléatoire – il faut jouer de ces aléas.

2. Le second point porte sur ce que nous appelons le rapport « entre norme et pratique ».
Les occidentaux et les chinois ont un rapport à la norme très différent, à la fois dans la façon d’ériger la norme, de s’y conformer et de la pratiquer. C’est une pierre de touche dans nombre d’oppositions que l’on peut observer. « La même phrase ne veut pas dire la même chose partout ». Cette phrase de la responsable du «Développement Produit» rapporte un phénomène qu’on peut tout à fait trouver ailleurs, y compris dans nos propres administrations.

3. Le troisième point concerne la vie au quotidien dans les bureaux et dans les ateliers, avec toutes ces difficultés de rapport au temps, à l’autorité, au groupe, qui ne sont pas du tout les mêmes dans chacune des cultures et rendent le quotidien parfois assez difficile. On a déjà beaucoup parlé de la notion « ne pas perdre la face » en Chine. Il faut bien sur comprendre la « face » comme l’image sociale car, individuellement, il est parfaitement possible de dire à quelqu’un que quelque chose ne va pas, cela ne fait pas intervenir la face « sociale » mais la relation individuelle.

4. Le dernier point concerne l’interculturalité, un mot un peu trop vague peut-être.
Mais justement ce film permet de préciser (notamment grâce aux explications du directeur de Merial Chine), que c’est seulement en allant chercher les racines de chacune des cultures, qu’on pourra jouer des synergies entre ces mêmes cultures; cf. sur ce point le «Traité de l’efficacité», François Julien.

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